Institution née en 1871 (le basket arrive en 1927), la Virtus Bologne s'impose après-guerre avec quatre Scudetti consécutifs, mais souffre longtemps de la rivalité avec Milan. Le renouveau vient sous la présidence de Gianluigi Porelli à partir de 1968 : premier titre en 22 ans en 1976, puis finale de Coupe d'Europe des clubs champions en 1981 (perdue 80-79 face au Maccabi).
L'ère « Sugar Mania », lancée par l'arrivée d'Ettore Messina en 1989, apporte la Coupe des Coupes 1991. Mais c'est la fin des années 1990 qui marque l'apogée : autour de Predrag Danilović, la Virtus devient la meilleure équipe du continent et remporte l'EuroLeague 1998 face à l'AEK Athènes (58-44).
Rebâtie sur la jeunesse (Jarić, Smodiš, Ginóbili), elle réalise en 2001 un grand chelem historique : Coupe d'Italie, Scudetto et EuroLeague. Suivent une grave crise, une exclusion de la LBA et des relégations, avant une lente reconstruction. Depuis 2019 (BCL, EuroCup, Scudetto), la Virtus Bologne est redevenue une place forte, aujourd'hui championne d'Italie en titre.
La Virtus Bologne s'appuie moins sur des individualités que sur un collectif à la rotation profonde, où chacun tient un rôle précis avec un dénominateur commun : l'intensité.
C'est l'une des équipes d'EuroLeague qui utilise le plus d'écrans « off », excellant en pick-and-roll comme en pindown décalé, avec une préférence pour des profils athlétiques adeptes des coupes et un intérieur capable d'écarter le jeu à trois points. En défense, le club affiche un visage moderne : pression haute et zone compacte destinées à perturber les circulations adverses.
Ils incarnent le nouveau visage du backcourt de la Virtus Bologne pour l'EuroLeague 2026-2027. Meneur-arrière canadien arrivé du Würzburg (Allemagne), où il tournait à plus de 17 points de moyenne, Carr est un scoreur et créateur de premier plan, capable de porter une attaque balle en main et d'apporter punch et gestion à une Virtus profondément remaniée. À ses côtés, Wendell Moore Jr. découvre l'Europe pour sa première expérience : ailier américain formé à Duke et drafté en 26ᵉ position en 2022 (NBA : Minnesota Timberwolves, Detroit Pistons), il séduit par son athlétisme, sa défense sur les extérieurs et une adresse à trois points en progression, apportant longueur et énergie sur les ailes. Ensemble, ce duo venu d'outre-Atlantique fait partie des recrues à suivre du club italien en EuroLeague 2026-2027.
EuroLeague (C1) : 1998 et 2001
Coupe des Coupes (C2) : 1990 EuroCup (C2) : 2022
EuroChallenge (C3) : 2009 Basketball Champions League (C3) : 2019
Champion d’Italie : 1946, 1947, 1948, 1949, 1955, 1956, 1976, 1979, 1980, 1984, 1993, 1994, 1995, 1998, 2001, 2021 et 2025
Coupe d’Italie : 1974, 1984, 1989, 1990, 1997, 1999, 2001 et 2002
Supercoupe d'Italie : 1995, 2021, 2022 et 2023
La Virtus Bologne est la plus new-yorkaise des équipes européennes. Les Knicks sont en effet particulièrement appréciés au nord de la Botte. Voici pourquoi ! Dans les années 50, la popularité grandissante du quadruple champion d’Italie pousse la ville à bâtir une nouvelle salle pour remplacer la Sala Borsa. C’est alors qu’en 1956, le club déménage à Giuseppe Dozza. La nouvelle enceinte comporte alors 7 000 places. Cette arène directement inspirée du Madison Square Garden va alors rapidement être surnommée « Il Madison » par les supporters et les médias. Puis après la retraite politique de Dozza en 1966, la salle a été officiellement rebaptisée « PalaDozza » bien que le surnom « Il Madison » soit resté dans la culture populaire.
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